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de The Birds End

INTERVIEW # 57

THE BIRDS END

 

 

1- Pouvez-vous présenter votre projet musical?


Le groupe s'est formé en 2010. Nous venions d'horizons différents : screamo, reggae. Le post-rock est une musique qui nous attirait beaucoup surtout pour le côté instrumental et sentimental. Nous avons des fans du genre dans le groupe. Dès le départ, nous voulions expérimenter une formation sans chanteur. Ca nous a plu. Nous avons continué.

Par la suite, nous nous sommes posés la question d'ajouter du visuel sur scène. Nous avons fait la rencontre de Peggy. Elle a intégré le groupe en 2012. Depuis, nous sommes une formation à quatre musiciens et une peintre. Nous revendiquons cette identité que ce soit en prestation live que sur les supports de diffusion.


2- Comment décririez vous votre musique ?

C'est une musique instrumentale où nous essayons de créer une atmosphère aérienne avec des envolées. Ce sont des morceaux qui sont assez longs pour laisser le temps à la découverte et l'imprégnation. Vous pouvez comparer ça à la découverte d'un lieu. Tout d'abord, il vous faut entrer par une porte et lentement vous arpentez les différentes pièces. C'est ce que nous essayons de faire avec chaque morceau : une exploration. A ceci s'ajoute le côté mélancolique et sentimental. Nous espérons véhiculer cet aspect.

Nos influences directes sont Explosions in the sky et Mono pour le côté "envolées" justement. Mais nous sommes attachés aussi à la scène post-hardcore notamment Cult of Luna, Tesa et Tephra. Le son gras, que nous adorons, nous en parsemons aussi dans nos morceaux.



3- Pouvez-vous parler de votre nouvel EP "Les Terres Hostiles"?


Ce projet a débuté en septembre 2012. Regio, un des guitaristes, apporta ses idées de compo comme d'hab et nous avons commencé à travailler. En même temps, Peggy écrivait un conte qui a eu pour titre "Les Terres Hostiles".

L'idée : chaque morceau correspond à un chapitre de l'histoire.

Nous avons enregistré une première session de travail à la Gare aux Musiques de Louviers pendant notre résidence en 2013. Cette étape a été très importante car elle nous a permis de réarranger certaines choses et d'en explorer d'autres.

Entretemps, nous avons demandé la participation de Marc Euvrie. Il nous a composé l'intro et l'outro et nous a proposé des pistes de violoncelle.

En février 2014, nous avons enregistré au Studio La Mare. Nous avions déjà collaboré avec Antoine Michel pour notre premier EP. Il a mixé et masterisé "Les Terres Hostiles". De plus, un deuxième violoncelliste s'est greffé à cette aventure, Sebastien Michel, qui, notamment, nous a transformé le chapitre 2. C'était une belle intervention !

Cet EP est diffusé sur vinyle et cd ainsi que sur bandcamp. Nous avons choisi de réaliser les pochettes à la main. Le cd comprend une estampe originale de gravure sur cuivre accompagné d'un livret du conte.

Emergence Records et Ours nous ont fait le plaisir de participer en temps que label.


4- Sur scène, comment se présente The Birds End, l'image a une place importante?

Généralement, nous installons de grandes bandes de papier verticales qui coupent l'espace scènique et placées devant ou entre les musiciens.

Pour "Les Terres Hostiles", nous avons ajouté de la retroprojection de peinture et un tulle dessiné représentant le paysage des Terres Hostiles qui est illuminé par un rideau d'ampoules. Ces deux dernières installations ne sont pas tout le temps visibles car cela dépend de la scène sur laquelle on joue. Dans un bar, par exemple, c'est difficilement réalisable. Mais nous faisons au mieux.


Nous essayons que l'image ait la même place que la musique. Il n'y a pas de concert sans visuel.

L'image dans le post-rock a une place très importante. Elle peut déterminer l'identité d'un groupe et/ou être un "compagnon" sur scène. Il y a pleins d'exemples. Godspeed propose des visuels de Super 8 mixés, brûlés, triturés en live quant à Microfilm ils utilisent la vidéoprojection. Sigur Ros explore l'art vidéo pour ses clips. Mogwai et Godspeed créent des bandes originales. C'est assez vaste.

Cette musique permet un vaste champs d'expérimentations. Le terme "post-rock" en lui-même est assez vague. De nombreux groupes se permettent des libertés que ce soit sur le plan musical que visuel. Vive la mixité !

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