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interview
de Portier Dean

 

1/ Bonjour Portier Dean pouvez-vous vous présenter ?

Gildas et Gwendal, amis depuis de longues années, on a toujours fait des choses ensemble, des photos, du vélo, de la musique, et en 2012, on a créé Portier Dean, au départ pour se retrouver régulièrement et jouer quelques morceaux, en musiciens du dimanche, et de fil en aiguille et avec le soutien de plusieurs personnes nous avons commencé à structurer le projet, jusqu'à 2014, quand nous avons remporté le tremplin AOC du Cargö, ce qui nous a encouragés à pousser notre travail un peu plus loin.

Nous avons sorti notre premier EP cette année là, un second en 2015, et avons fait pas mal de concerts, jusqu'à ce que le désir de faire un long format, un album, se fasse plus pressant.

 

2/ Comment définiriez-vous votre style de musique ? Quelles sont vos influences ?

Dans une interview à Soul Kitchen, on nous a dit que notre musique était du slowcore qui rencontre de la pop. C'est plutôt une bonne définition, mais sur cet album en particulier, on peut parfois parler de rock, de post-rock, de Rn'B, il y a des touches électro aussi, ce qui reflète toutes nos influences, elles aussi très variées. On suit une cohérence musicale pour ce qui est des structures et les mélodies, mais on explore différentes directions pour la production et les arrangements. S'il faut citer des groupes qui nous influencent, on peut mentionner Arcade Fire, Metronomy, Youth Lagoon, Mount Kimbie, Porches et tant d'autres. On nous a souvent comparés à The National aussi. Principalement des artistes indé et anglo-saxons.

 

3/ Vous avez sorti votre troisième album Ancient Majesty, vous pouvez nous en parler ?

Les titres de l’album sont comme des hommages à l’amour, l’espérance, la nature, la musique, des sortes d'allégories. Les morceaux de Ancient Majesty, comme des invocations, jouent sur la transe des boucles de claviers, sur l’énergie des percussions. Ils emploient la sensualité du hip-hop, du gospel, la rondeur d’un piano… Ils véhiculent une ferveur simple et organique portée par des voix incarnées et chorales. 

Pour l'enregistrement et le mix de cet album, nous avons collaboré avec Adrien Leprêtre (Concrete Knives, Samba de la Muerte). Il nous a aidés à trouver un son pour nos morceaux, guidés dans l'accouchement de l'album.

 

4/ Comment se passe le travail de composition ? Qu’est-ce qui vous inspire ?

Le plus souvent, il n'y a pas de recette : tantôt, c'est l'un qui apporte une base, tantôt l'autre, et l'on termine le morceau ensemble, mais de plus en plus, nous construisons les morceaux de toutes pièces à deux. Puis nous les maquettons, ce qui nous permet ensuite de revenir dessus, de les retravailler, de tester des arrangements, des chants différents, souvent d'enlever le superflu.

Les thèmes des morceaux le plus souvent, on les trouve dans ce qui nous entoure (cf question 3). Notre inspiration, c'est surtout le plaisir d'entendre quelque chose de différent, de se laisser aller à des explorations du son. 

 

5/ Un(des) souvenir(s) marquant(s) sur scène ?

Notre meilleur souvenir de concert, c'est à Leipzig en Allemagne en 2016 : le lieu dans lequel nous jouions était plein de charme, c'était un bar qui n'avait pas bougé depuis les années 80, il neigeait, le public était chaleureux, on a ressenti des choses très fortes ce soir-là. Plus récemment, on a passé un excellent moment avec Sofar à Paris, dans un cadre singulier (un ancien bâtiment industriel rénové avec un petit côté brocante), avec un public extrêmement attentif, et puis la soirée de release de notre album au Cargö le 4 octobre était vraiment forte en émotions !

 

6/ Pour finir vous écoutez quoi en ce moment ?

En ce moment on tourne en boucle sur le dernier album de la norvégienne Farao, Pure-O. Au moment où on répond à ces questions nous sommes en train d'écouter le dernier Mermonte, Mouvement.

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