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de Lady Arlette

Interview #22

Lady Arlette

 

1/ Bonjour Lady Arlette vous avez été interviewée par la Sonothèque en septembre 2013, que s’est-il passé pour vous depuis.

Cette année-là, nous fêtions la sortie de Je suis Diva … Après quelques concerts en électrique, je me suis lancée dans une formule plus acoustique, avec Stéphane Gouby aux percussions et à la mandoline. Nous avons monté le projet « Princess No » : nous avons beaucoup joué, enregistré un EP et collaboré avec le plasticien Antoine Josse (qui peint pendant que nous jouons). La formule acoustique s’est « agrandie » avec la venue de Frederick Richard au violon. Paolo Consiglio (à la guitare) nous rejoignait parfois. Parallèlement, je sortais deux livres : l'un co-écrit avec Antoine Josse (avec le soutien précieux de Christian Levanti) - « Immobile Rodéo » - 30 peintures d'Antoine Josse et 30 textes de chansons de Lady Arlette. Avec la photographe Siska, nous avons raconté l'histoire de la robe de mariée de Lady Arlette dans une autobiophotographie : « A la dérobée ». De ce livre est né un spectacle mis en scène et joué par Aurélie Dujarrier que j'accompagnais à la guitare.
J'ai aussi intégré le projet « XX XY tous z'égaux », un spectacle jeune public pour sensibiliser les enfants à l'égalité filles-garçons avec Valérie Diome, Sonia Leplat, Manon Thorel et Lisa Peyron. Et nous avons créée avec Dominique Bonafini, Gilles Adam, Sonia Leplat, guL, Agathe Bloutin et Michael Feron une émission foutrak'n'roll, décalée, drôle et culturelle quand même un peu : le L.O.N. (laboratoire des œuvres nanolittéraires) qui se réunit tous les trimestres au Rêve de l'escalier à Rouen.
Par ailleurs, après la fin de l'aventure du label « La Femme à barbe », on a monté une nouvelle association « Too old to die » qui gère les projets de Lady Arlette.

C’est lors d’un concert à l’Almendra en mars 2015 (« Lady Arlette aime tout le monde et joue avec ses ami/e/s ») que l’idée est venue avec Ludwig Brosch (Radiosofa, Nord …) de collaborer. Il a arrangé les titres des Beaux Vertiges (mixé par Gaétan Le Calvez et masterisé par David Fontaine) et du dernier EP Les belles échappées.
A partir de là, l'équipe « électrique » a changé. Paolo Consiglio est resté, Clémence Denoyer est arrivée à la basse, Thierry Dutru à la batterie et Fredericke Richard a rejoint cette formule amplifiée.

2/ Vous avez sorti un nouvel EP, Les Belles Echappées, est-ce que vous pouvez nous en parler ?

Je suis ravie du travail fait par Ludwig sur ces chansons. Les retours d'ailleurs sont prometteurs et très positifs. Le tournant avait été amorcé avec Les beaux vertiges et il s'est concrétisé sur ces 5 titres. La voix redevient prépondérante – même si je parle plus que je ne chante - et le texte est davantage mis en valeur. Les arrangements avec claviers, Fredericke au violon et Delphine Franck au violoncelle, nous emmènent dans des univers plus pop et chanson. On y trouve Gaétan Le Calvez à la batterie (comme sur Les Beaux vertiges). Thierry Minot en a assuré le mixage. On quitte un peu les larsens et le rock de Je suis diva pour un univers plus intimiste. Mais sur scène l'énergie est la même !!! Nous avons fêté la sortie des Belles échappées au Trianon Transatlantique. Nous avons retrouvé à cette occasion Stan Morelle aux lumières et à la scénographie (il a fait tout un habillage autour du voyage) et Théo Godefroid s'est occupé du son. Le Trianon reste le soutien fidèle et précieux de la lady depuis le début !

3/ Vous avez sorti de nombreux projets depuis vos débuts, qu’est-ce qui vous inspire pour composer vos morceaux ?

Pas facile de répondre à cette question… Pour Les Belles échappées, j'ai été inspirée par les trains, le voyage, les départs et la lecture de « La Prose du transsibérien » de Blaise Cendrars. Les lectures souvent m'inspirent, celles des poètes notamment. Les gens aussi, par exemple « Elephant » a été écrit pour Michael Feron, « Rodéo Day » pour Antoine Josse. C'est parfois un peu à la manière des haïkus : un moment, un geste, un personnage, une parole et le texte ensuite défile. J'écris sur des carnets ou des phrases sur des bouts de papier… J'en ai plein la voiture et les meubles de la maison. Ce qui m'intéresse dans l'écrit c'est parfois plus l'association de mots, les sons et les images qu'ils évoquent que le sens… Je ne sais pas écrire des histoires, et j'aimerais ! J'admire beaucoup la façon d'écrire de guL, à la fois poétique, décalée, profonde, engagée, émouvante et drôle.


4/ Des concerts sont-ils prévus pour défendre cet EP sur scène ?

Oui, en électrique mais aussi en formule acoustique. Nous sommes en train d'y travailler avec l'équipe. Et vous saurez tout ça très bientôt !

5/ Pour finir vous écoutez quoi en ce moment ?
J'ai redécouvert ma platine vinyl, du coup j'écoute de « vieux » disques et des plus récents : Astor Piazzolla, King Crimson, Pablo Neruda, l'unplugged de Nirvana, PJ Harvey, Ala Ni – son concert à Canteleu pour Chants d'elles était extraordinaire !… Et dans la voiture Dominique A., Yves Morel, Brigitte Fontaine, le dernier Saez, Depeche Mode, Rouge – un groupe des Yvelines que je viens de découvrir, à la façon d'Eiffel et Thiéfaine, Massive Attack, Placebo, Bashung et la radio ! Tout cela est très varié !


Retrouvez Lady Arlette sur la Sonothèque Normandie


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