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de NUIT

Interview #36

 

N U I T

 

 

Cette semaine on a discuté avec William, chanteur du groupe N U I T.

 

 

1/ Vous avez sorti votre EP Looking for Gold le 25 novembre, 2 ans après Enjoy the Night, comment s'est passée la réalisation de cet EP ?

On a pris notre temps. Le premier EP on l'a sorti brut, c'était un mix de plein de chansons, plein de petits bouts de morceaux qu'on avait chacun de notre côté. On les a mixés les uns avec les autres et ça a fait le premier EP. C'est un peu notre carte de visite.
Pour le second EP, après tout ce qu'il s'est passé pour le premier, les dates qui se sont enchaînées, un peu de presse et pas mal d'entrain de la part du milieu professionnel, on a voulu se poser et réfléchir à ce qu'on avait envie de faire avec notre projet et où on avait envie de l'emmener. Donc on a pris notre temps et on a cherché à faire quelque chose qui allait encore un peu plus loin que sur le premier EP. On avait envie d'affiner notre manière de composer. J'avais envie d'ouvrir ma manière de chanter d'où par exemple un morceau comme Try me qui tranche avec le premier EP mais qui permet aussi d'ouvrir la porte vers de nouvelles possibilités, vers de nouveaux horizons musicaux.

Ce deuxième EP est prêt depuis plus d'un an. On s'est posé la question plusieurs fois de le sortir rapidement mais on n'avait pas envie de le faire de la même manière que le premier. Le premier on ne l'a qu'avec nos moyens et utilisant nos propres réseaux uniquement. Le second EP on avait envie d'avoir plus de soutien, de l'emmener un peu plus loin, et on a bien fait d'attendre un peu et de croire en nous parce que ça nous amené à signer avec Universel Publishing en mars. Ça permet d'avoir un soutien et pouvoir espérer emmener cet EP vers un plus grand public.

 

2/ Quels sont thèmes de cet EP ?

Ma manière d'écrire est assez introspective. J'ai même parfois tendance à écrire de manière automatique c'est-à-dire que je me laisse porter par la musique et c'est un peu les mots qui, quand je les pose sur le papier et que je les chante, créent une chanson et un texte.
Il y a tout de même des thèmes qui me tiennent plus à cœur. Je suis assez attaché à la recherche de la dualité, cette espèce de double nous en qu'on a, qui se caractérise dans chaque être humain. Pour moi le nom du projet N U I T ce n'est pas anodin. Un homme ou une femme n'est pas le même ou la même le jour et la nuit. On a chacun / chacune des parts de jour et de nuit. Je l'aborde de manière différente dans chaque morceau.
Par exemple Looking for gold c'est un fait d'actualité qui m'avait marqué. C'était au moment où la NASA réfléchissait à envoyer des sondes sur des planètes ou des astéroïdes pour forer des matières qu'on n'a presque plus sur notre planète et les ramener sur Terre pour continuer à construire des smartphones, des ordinateurs... Ça c'est quelque chose qui me choque et qui me fait poser des questions sur notre manière d'être en tant qu'être humain, de piller notre planète juqu'au bout et s'imaginer qu'on peut ensuite aller piller d'autres choses un peu partout sans jamais trop se remettre en question.

Sur un morceau comme Try me c'est un peu plus contemplatif. Ça peut être pris de différentes manières. J'essaye en général d'écrire de manière à ce que l'auditeur puisse s'identifier au maximum au texte et se faire sa propre histoire. Au fil des différents retours que j'ai eu de ce titre, qui souvent est pris comme le titre le plus fort de l'EP, plein de personnes trouvent que c'est une chanson d'amour, sur l'amour déchu. Moi j'y vois quelque chose de plus mystique, dans une époque un peu trouble comme la notre où je trouve que la religion prend énormément de place. Ça fait écho à tous ces gens qui cherchent absolument des réponses : le sens de la vie, pourquoi on est là, la recherche de quelque chose de spirituel.

 

3/ Encore une fois vous avez décidé de clipper tous vos morceaux, l'image est-elle aussi importante que le son sur votre projet ?

Tous les morceaux sont déjà clippés. Contrairement au premier opus on a choisi de travailler avec un seul réalisateur qui s'appelle Cédric Rolando. Il avait déjà travaillé avec nous sur le premier EP sur le clip de No pain no game dans lequel ma tête et mon buste étaient modélisés en 3D et tournaient partout en étant explosés.

Sur les clips de cet EP on lui a fait totalement confiance. On lui a donné carte blanche ce qui fait qu'il a totalement interprété lui-même la musique, les ambiances et mes textes. On ne l'a pas dirigé sur quoi que ce soit. Il s'est créé sa propre histoire et il a mis cette histoire en image. Il a utilisé un principe vidéo relié à l'audio en direct qui s'appelle la synesthésie, c'est-à-dire que les images réagissent en direct avec le son comme sur le clip de Hold your horses qui va sortir bientôt. C'est des clips très graphiques. On sait qu'on ne va pas toucher un public aussi large que si on avait choisi des faire des clips un peu plus conventionnels.

Ca nous tient à cœur de garder le lien direct entre la musiques et les images parce que pour nous c'est indissociable aussi bien en clip que sur scène.

 

4/ Cette importance de l'image se retrouve-t-elle sur scène ?

On a une grosse recherche de jeux de lumière, de scénographie. On a évolué. Au tout premier concert on était caché et au fil des dates on a eu envie d'ouvrir nos possibilités de nous faire voir et de voir le public. On s'est rendu compte qu'à certains moments ça faisait du bien de casser un petit peu la barrière du jeu de lumière pour permettre au public d'entrer dans notre univers. On le calcule beaucoup de sorte que ce ne soit jamais ni trop peu ni pas assez.

 

5/ Ce projet est une nouvelle fois un EP, peut-on espérer un album prochainement ?

Notre envie c'est d'aller vers l'album. On travaille déjà sur des nouveaux morceaux, on a déjà des maquettes dans les tuyaux. Après 2 EP c'est naturel comme processus d'aller vers l'album. On va pouvoir s'épanouir à fond. Sur un EP on a la contrainte du nombre de titres et de temps. On ne peut pas se permettre de faire des morceaux de 10 ou 15 minutes et ça par exemple c'est des choses qu'on aurait envie de faire sur l'album, de se lacher encore un peu plus.

 

6/ Une tournée est-elle prévue pour défendre l'EP sur scène ?

C'est en discussion. On a très envie de retourner sur scène pour le défendre et pour élargir notre fanbase. A la base le projet on ne le pensait pas vraiment pour la scène. On avait envie que ce soit un projet de producteurs et la scène est venue à nous de manière spontanée. On y a pris goût. Mais on va en concert avec notre équipe technique donc on est rapidement une équipe assez conséquente. Sur la route on est minimum 6. On a aussi une personne qui quand on peut vient faire du jeu vidéo. On a un jeu vidéo prêt avec du mapping.
On se prépare dans nos têtes. On a envie de faire de nouvelles choses, d'intégrer de nouveaux morceaux et de pouvoir tout mettre dans les meilleures conditions possibles.

On a sorti l'EP en même en France et en Angleterre. Depuis quelques semaines on travaille avec une agence de communication en Angleterre qui s'occupe d'essayer de faire connaître le projet outre-manche. On a aucune prétention à percer en Angleterre mais c'est un peu notre rêve d'enfant. Peut-être que d'aller jouer là-bas pourrait déclencher des choses en Europe.

 

7/ Pour finir vous écoutez quoi en ce moment ?

Je suis un inconditionnel de James Blake. Sinon en ce moment j'écoute beaucoup le projet solo du chanteur de Balthazar qui s'appelle Warhaus. J'écoute l'album à chaque fois.


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